Sexe triste (poésie)

SEXE TRISTE

 

 

J’ai porté à ta vue deux indices

De mon érotisme.

 

Il a fallu que tu les broies,

Pour que cette fleur retentisse

En rouge, sur ton poignet

Et que tu sois

Conduit au champ de navets

Avec quatre ou cinq barriques

De flics.

 

Tu as mis de la dynamite et des éclats froids

Sur mon champ d’eschscholtzia.

Ceci est la plante que maman donne

Aux enfants qui broient de l’orange,

Pour palier leurs manques.

 

Dans les appartements règne une ampoule électrique

Concrète, et crue comme un œuf retourné.

Le verrou a fait – clic !

Je ne peux quitter les petits murs aigus et les angles jaloux

En empruntant un nuage…

 

                   J’arrive en enveloppe.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 30/12/2017