Poèmes engagés

HORS-COMMERCE

 

05 septembre 2018

 

J’ai vu des escabeaux

Auxquels il est dur d’accéder

Et j’ai vu des noyaux

Exacerbés

 

C’était de petits yeux roulants

Avec aigreur

Et je l’ai pris argent comptant

Dans ma demeure.

 

Il est des rats qui montent

Dans mes échafauds d’âge

Veuillez tirer un coup de montre

Contre chantage !

 

Ici tout est bon quand le vent secoue

Une hanche de cerisier

Sous le cœur des fleurs enrosées

Rien n’est courroux.

 

Il est de petits galichons

Dont se régalent

La ferme et les cent mille moutons

Qui ont eu gale.

 

Ci-git mon essai de poésie

Sur les carreaux

Ils sont d’écolier et de vie

Pas en bateaux.

 

*

 

 

Il y a trois territoires d’indifférence

Partout – l’emmitouflé

Car il ne témoigne pas.

A gauche – le chapeauté

Car il est caché du soleil.

Et à droite – le déchaussé

Car il ne peut guerre marcher.

 

 

 

CONNAISSANCE AMOUREUSE

 

Le corps de la chevillère

Ou l’âme chevillée au corps

Car dans le métier de la chevillerie

Qui est cher à son cœur

Il y a un esprit tout entier

Où l’âme de l’amant cherra

De même l’âme – est à la tasse

De l’aimé qui délace

Le corset à sa taille

 

Pour ouvrir une fille gentille

J’ai mis son téléphone au portefeuille

Et j’ai exigé son code postal

Au pied de la lettre.

 

 

                                    (Marie-Eléonore Desproges)