Variations sur le métier du secrétariat

VARIATIONS SUR LE METIER DU SECRETARIAT

                                              

I

                                   

« Rien ne se vend sans médias »

 

Jours d’ « allo », de vous revoir – et de logiciels…

Les petits igloos s’agglutinent.

C’est la fraicheur du dehors, bise, bisous d’hiver,

C’est la fraicheur d’âme – d’un autre « allo »

D’un autre – beau.

Une connasse communiste m’insulte au plafond

D’administration.

On m’a fait un mauvais rapport,

Mon antidépresseur est en désaccord.

 

Puis il y a ton frimas,

Pour lequel j’ai beaucoup tenté

Mon grand amour.

« Rien ne se vend sans médias »

Crie ton ami journaliste, dans un couloir éventé.

 

Je perds en corridors, je perds en longueurs,

Et en éternuements allers-retours,

Mais j’ai dans le cœur un lilas,

Et ça ne se voit pas.

 

D’où j’en conclus que ces igloos

C’est parce que je n’ai pas le baccalauréat des manières

Des mots qui grisent, qui empoignent,

Je vis au crayon plat

J’avale ça.

                       

 

II

 

                        Ton journaliste dit : « Le commerce fait vendre »

 

J’ai été pendre

Une vieille peau sur mes rampes à séchages.

Vint le soleil en étalages de rayons

En petite architecture – répartis ; ô cubes jetés

Dans les rues solennelles et sur les taches des herbes

Toujours l’injustice, toujours je fais bien à mal !

 

Les petits igloos tombèrent en coques éclatées

Sur mes pieds

Leur coquille ouverte reçut l’aplomb du soleil.

 

On pend un rapport et salaire on verse

J’en ai pour cinq ans de ventre cousu.

 

                                                                                   Marie Pra, 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 03/11/2017