PHRASES ECOLOGIQUES

PHRASES ECOLOGIQUES

 

 

 

 

En 1987 (huit ans) :

Un animal est comme un humain : c’est un ami, comme la tourterelle d’une copine. Je n’arrivais pas à faire mon contrôle d’histoire. Pour me rassurer, je lui ai parlé.

 

1990, hiver :

Mon rêve est que tous les animaux, les insectes, les plantes et les gentils humains ne meurent que de vieillesse.

Je crois aux étoiles et je les prie le soir, parfois. Mais il faut beaucoup d’énergie.

Je sens l’âme dans tout objet ou toute créature vivante.

Ma cousine et moi, nous avions remarqué une petite sauterelle qui était blessée à la patte et qui ne pouvait plus voler. Nous avons décidé de l’entrainer à faire des tours, et nous demandions à la sauterelle d’avancer chaque fois qu’on lui disait son nom. Elle obéissait plutôt bien mais, lorsque, le jour de notre représentation devant les parents, nous l’incitions à marcher, ce fut un échec.

 

1991 (douze ans) :

J’en ai assez de savoir que je suis sur terre et que je ne fais rien. J’aimerais régler les questions suivantes : pollution, dictature, injustice. J’aimerais détruire le mal. Et d’ailleurs, c’est ce que je ferai quand je serai grande. Je serai nomade et je vivrai loin des villes.

J’aiderai les animaux et les gens. Il m’arrive de penser que le temps, les choses et les sentiments n’existent pas.

Dans les dimensions différentes, le temps n’est plus le même, certains êtres vivants vivent cent ans, ce qui pour d’autres représenterait dix secondes ou dix siècles ! En dehors des galaxies, où il n’y a pas d’atomes, le temps n’existe pas.

Et, en fait, il n’y a dans l’univers ni temps, ni début ni fin, ni lieux, ni sentiments, ni limites. Il y a tout et il n’y a rien. La seule chose qui domine les dimensions sont la Nature, l’Univers et le Destin.

Les « bonnes manières » des humains ne sont que des inventions, car l’homme se croit capable d’inventer le Monde.

Quelle suffisance !

 

                                                          

Ecrits d'enfant